La grande sensibilité de Georges CLEMENCEAU est profondément atteinte par une série de deuils qui l'accablent. Il perd son frère Albert qu'il aimait beaucoup ; puis deux grands amis. En avril 1925, Gustave GEFFROY, son vieux camarade des combats civiques, et le 7 décembre de la même année, Claude MONET, un de ses premiers amis, l'admirable peintre des Nymphéas et des cathédrales, devenu aveugle depuis quelques années.
La cathédrale de Rouen, le portail au soleil, Claude Monet 1892, huile sur toile 100x65, Métropolitain
Muséum of Art, New York
Clémenceau est accablé de douleur. Il rend à Claude MONET, dans un livre LES NYMPHÉAS, un affectueux hommage par lequel il se montre un admirateur éclairé de l'art, sachant apprécier les vrais artistes.
Un nouveau deuil vint assombrir ses derniers jours. Dans l'été 1929, mourait clotilde, voir ballade à Saint-Vincent-sur-Jard, sa vieille cuisinière dont il appréciait à la fois le talent et l'inlassable dévouement. Avant sa mort, elle avait commandé deux messes ; Athée, mais tolérant, Clémenceau lui rendit hommage en prenant part à ces deux offices religieux, "pendant lesquels disait-il, j'ai consciencieusement roti au soleil".
Georges CLEMENCEAU et Claude MONET
à Giverny près de l'embarcadère du
bassin aux nymphéas.
A suivre ....
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