suite de mon article
Plus rien ne "cloche" à Notre Dame de Paris
J'avais aussi pris ces quelques photos du podium installé à
l'occasion du 850 ème anniversaire de la belle demoiselle
et voici un copié/collé de quelques explications dénichées sur
le net, et une vidéo un peu, (beaucoup) longue,
mais vous pouvez la faire avancer
Comment neuf cloches, chacune lourde de plusieurs tonnes, peuvent-elles être hissées à 54 mètres de hauteur? Derrière cette manœuvre très délicate, deux équipes aux tâches bien précises: la première, gérée par les campanistes de Cornille Havard, consiste à déplacer les neuf cloches, de la nef au fond de la cathédrale, en dessous des oculus, (ouverture pratiquée sur un comble de voûte), des tours nord et sud. Ces ouvertures très étroites et bouchées par une trappe permettent de faire pénétrer la cloche dans la structure de l'édifice jusqu'au sommet de la tour. C'est là la mission des campanistes de l'horlogerie Bodet.
Mais comment déplacer ces cloches alignées sur plusieurs dizaines de mètres, de la nef au narthex? Notamment grâce à une grue-araignée, dont le petit gabarit permet son intrusion dans la cathédrale. «Cette grue soulève les cloches à partir de leur couronne et les dépose sur un rouleur, poussé ensuite manuellement jusqu'en dessous de l'oculus sud pour le bourdon Marie et de l'oculus nord pour les autres huit cloches. Tous deux sont situés à 15 mètres au-dessus du sol», explique Paul Bergamo. Place maintenant à la délicate étape de l'élévation. Une à une, les cloches sont greffées au câble d'un treuil électrique, positionné, lui, en haut des tours, au niveau du beffroi. Elles sont ainsi hissées au travers des oculus, jusqu'à 54 mètres au-dessus du sol.
«Un homme est placé à chaque niveau: premier oculus, deuxième oculus, puis beffroi, pour surveiller cette manœuvre», souligne Jacques Burel, directeur de la société Bodet. Une manœuvre délicate et minutieuse, puisqu'«il n'y a en moyenne qu'un centimètre de marge entre la cloche et l'ouverture dans la voûte». Il est d'ailleurs parfois nécessaire que le campaniste, perché dans la tour, ajuste manuellement la bonne trajectoire de la montée, «sur quelques millimètres». Et, à ce stade, l'opération est loin d'être achevée. Les cloches, d'abord positionnées sur des poutres du beffroi, doivent ensuite être accrochées à leur propre joug - fait sur mesure et lourd de plusieurs centaines de kilos -, lui-même fixé à la charpente. Battants, ferrures de suspension, moteurs de volée, de tintement, système électrique… les campanistes ont ensuite trois semaines pour accorder l'ensemble.
Voici un shema très explicatif
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